Modifié le 6 octobre 2026 par epargnebourse.fr
Le secteur privé français repasse en expansion en septembre, avec un PMI composite à 51,1, son meilleur niveau depuis août 2024. Le rebond tient presque entièrement aux services, et la demande reste fragile. Pendant ce temps, le marché obligataire réclame à la France une prime de risque inédite. Le PMI se redresse, mais l’OAT continue de se dégrader.
Sommaire – Indice PMI France
Tableau récapitulatif (données finales, septembre 2026 ; août entre parenthèses)
| Pays / zone | Composite | Services | Manufacturier |
|---|---|---|---|
| France | 51,1 (48,5) | 51,2 (48,0) | 50,6 (51,1) |
| Allemagne | 53,8 (51,8) | 52,9 (49,7) | 53,9 (54,3) |
| Zone euro | 53,1 (52,0) | 53,0 (51,6) | 52,9 (52,7) |
| États-Unis (S&P Global) | 58,4 (56,0) | 58,8 (56,5) | 55,9 (53,9) |
Les dernières données PMI France
Source : S&P Global. Flash : 23 septembre. Final manufacturier : 1er octobre. Final services et composite : 5 octobre 2026.
| Indice | Final sept. | Flash | Consensus | Surprise | Août |
|---|---|---|---|---|---|
| Composite | 51,1 | 51,2 | 48,7 | +2,4 | 48,5 |
| Services | 51,2 | 51,4 | 48,3 | +2,9 | 48,0 |
| Manufacturier | 50,6 | 50,3 | 50,9 | −0,3 | 51,1 |
Composite. Il gagne 2,6 points sur le mois et dépasse 50 pour la première fois depuis novembre 2025. L’écart de +2,4 points face au consensus est la plus forte surprise positive des 24 derniers mois. Les révisions entre flash et final sont minimes (−0,1 point). spglobal
Services. Le secteur sort de huit mois consécutifs sous 50, de janvier à août 2026. Le détail de l’enquête est moins flatteur que le chiffre. Les nouvelles affaires reculent légèrement, les commandes export baissent pour le 14e mois d’affilée et l’emploi se contracte pour le cinquième mois. Les prix facturés accélèrent à leur rythme le plus élevé depuis plus de trois ans. Selon Joe Hayes (S&P Global), une partie du rebond pourrait n’être qu’un rattrapage après la canicule d’août, car la demande sous-jacente reste fragile.
Manufacturier. L’indice reste au-dessus de 50 mais ralentit, et il passe sous le consensus. Sur les neuf premiers mois de 2026, l’industrie a affiché sept lectures à 50 ou plus, dans une fourchette étroite de 49,7 à 52,8.
Analyse de l’évolution du PMI France composite sur les 24 derniers mois
Le graphique suivant montre l’évolution du PMI composite de S&P global et du consensus associé.
Entre octobre 2024 et septembre 2026, le composite affiche une moyenne de 48,3. Il n’a dépassé 50 que deux fois sur cette période : 50,4 en novembre 2025 et 51,1 en septembre 2026 (décembre 2025 est resté pile à 50,0).
Le point bas, à 44,9 en mai 2026, est le plus faible depuis janvier 2024. Il coïncide avec le choc énergétique lié au conflit au Moyen-Orient. Depuis, la remontée est irrégulière mais nette : 47,2 en juin, 49,4 en juillet, 48,5 en août, puis 51,1.
Sur la période, le consensus n’est pas biaisé : l’erreur moyenne est quasi nulle (+0,1 point). En revanche, il rate systématiquement les points de retournement.
Si l’on considère l’économie française pour ce qu’elle est devenue, les dernières données ne sont pas décevantes.
Évolution PMI services France sur les 16 derniers mois
Série disponible depuis juin 2025, soit 16 mois.
Les services, qui pèsent le plus dans l’économie française, sont le moteur de la volatilité du composite :
- Niveau : moyenne de 48,7, et 3 mois seulement au-dessus de 50.
- Creux : 44,3 en mai 2026.
- Rebond : la moyenne passe de 45,9 au T2 à 49,7 au T3.
Le 51,4 de septembre égale exactement le pic de novembre 2025. Or ce pic n’avait pas tenu : l’indice était retombé à 50,1 en décembre, puis à 48,4 en janvier. Ce précédent est un argument concret pour ne pas extrapoler le rebond.
Côté consensus, les services sont la composante la plus difficile à anticiper. Le PMI n’a battu les attentes que 7 fois sur 16, avec une erreur absolue moyenne de 1,5 point. La surprise de septembre (+3,1) est la plus forte de la série, à égalité avec novembre 2025.
Évolution PMI manufacturier France sur les 16 derniers mois
Sur 16 mois, la moyenne est de 49,9. L’industrie oscille autour de 50 sans vraie tendance. Depuis décembre 2025, elle a passé 8 mois sur 10 à 50 ou au-dessus.
Le consensus se trompe en moyenne de 1,4 point, dans les deux sens. Le contraste avec le voisin européen reste frappant. Le PMI manufacturier de la zone euro atteint 52,9, son plus haut depuis mai 2022, porté par la demande en équipements liés à l’IA et à la défense. La France ne profite que modestement de ce cycle.
PMI France vs zone euro, Allemagne, États-Unis : bonnet d’âne, encore
Après le classement Pisa, encore un classement peu glorieux pour la France.
| Composite | Services | Manufacturier | Écart composite vs France | |
|---|---|---|---|---|
| États-Unis | 58,4 | 58,8 | 55,9 | +7,3 |
| Allemagne | 53,8 | 52,9 | 53,9 | +2,7 |
| Zone euro | 53,1 | 53,0 | 52,9 | +2,0 |
| Royaume-Uni | 52,0 | 52,1 | 52,0 | +0,9 |
| France | 51,1 | 51,2 | 50,6 | — |
| Italie | 51,0 | 51,7 | 50,4 | −0,1 |
*L’Italie ne publie pas de flash.
Même après son rebond, la France reste 2 points sous la zone euro. Le composite de la zone euro atteint 53,1, un plus haut de 41 mois. L’Allemagne monte à 53,8, porté par des services à 52,9.
Les États-Unis restent loin devant. Leur composite atteint 58,4, avec des services à 58,8. C’est un plus haut de 62 mois. L’ISM manufacturier est à 54,5. Pour le détail, voir le PMI des États-Unis.
Fait notable : la France repasse devant l’Italie. Le composite italien recule à 51,0 contre 53,6 en août, avec des services à 51,7. Le manufacturier italien est à 50,4. Le Royaume-Uni affiche un composite à 52,0 et des services à 52,1. Les services français restent pourtant les plus faibles du panel.
Deux points communs ressortent partout : l’accélération des prix, nourrie par l’énergie, et une confiance qui s’effrite. En zone euro, la baisse de l’optimisme provient surtout des entreprises françaises, et l’emploi a encore reculé en France alors qu’il progressait en Allemagne. Pour le contexte prix, voir l’inflation aux États-Unis et en zone euro et le comparatif de l’inflation en Europe.
Conclusion : un rebond fragile (et ça continue encore et encore)
Le contexte macro
Le rebond du PMI arrive dans un contexte budgétaire tendu. Le gouvernement Lecornu vise un déficit de 5 % du PIB en 2027, contre 5,4 % attendu cette année, au prix d’un effort d’environ 54 milliards d’euros à faire voter par une Assemblée sans majorité. La prévision de croissance 2026 a été abaissée à 0,5 %. Le spread OAT-Bund a dépassé 100 pb le 18 septembre, une première depuis 2012, et la France emprunte désormais à dix ans plus cher que l’Italie.
Scénario central : stabilisation autour de 50
Le final de septembre devrait confirmer un composite au-dessus de 50. Les trois éléments qui manquent pour parler de reprise sont toutefois absents :
- une demande nette (commandes à peine positives) ;
- l’emploi (en recul) ;
- la confiance (en baisse).
Le précédent de novembre 2025 montre qu’un pic des services peut s’effacer en deux mois. Nous retenons un composite oscillant entre 49 et 51 au T4, avec des services volatils et une industrie autour de 50. Pour l’économie française, cela correspond à une croissance quasi nulle à faible au second semestre, cohérente avec la prévision de 0,5 % pour 2026. C’est très en deçà de la zone euro.
Impact sur les indices parisiens
Le CAC 40 a clôturé le 23 septembre en baisse de 0,39 %, à 8 123,41 points. La hausse du pétrole et des taux souverains a donc éclipsé le relativement bon chiffre du PMI. Cette réaction résume la situation. Le CAC 40, dominé par des multinationales, dépend davantage du cycle mondial, du luxe, de l’énergie et des taux que du PMI domestique. Je le répète depuis très longtemps sur ce site : Attention aux valeurs exposées à l’économie Française, et aux indices plus larges qui sont plus exposés à l’économie française, et donc plus sensibles à la combinaison PMI + spread :
- SBF 120 et CAC Mid & Small : davantage exposés au marché intérieur, ils profiteraient d’une confirmation du rebond, mais souffriraient d’un spread durablement au-dessus de 100 pb.
- Banques : elles restent le canal de transmission le plus direct du risque souverain vers la cote.
Dates à surveiller
- 10/09/2026 : Décision de taux de la BCE (Conseil des gouverneurs)
- 18/09/2026 : Revues Morningstar DBRS et Scope sur la France
- 23/09/2026 : PMI flash de septembre — France, Allemagne, zone euro, États-Unis
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L’analyse des derniers PMI France disponibles se termine, la suite de cet article porte sur les définitions et les FAQ.
Indice PMI : définition simple et seuil de 50
Définition PMI France
Les indices PMI (Purchasing Managers’ Index), ou indices des directeurs d’achats, sont des indicateurs avancés de l’activité économique. Ils sont calculés à partir d’enquêtes mensuelles menées auprès de responsables d’achats dans les entreprises, dans divers secteurs (industrie, services, construction…).
Chaque mois, les répondants indiquent si certains éléments clés — production, nouvelles commandes, emplois, stocks, délais de livraison — ont augmenté, diminué ou sont restés stables par rapport au mois précédent. Ces réponses sont ensuite agrégées en un indice compris entre 0 et 100.
Hard data vs soft data
Il existe deux grandes familles d’indicateurs économiques :
- Les hard data : Ce sont des données officielles et quantifiées, comme le PIB, le taux de chômage ou la production industrielle. Elles sont très fiables mais publiées avec plusieurs semaines, voire mois, de décalage.
- Les soft data : Ce sont des enquêtes de terrain comme les indices PMI ou le WEI (Weekly Economic Index) de la Fed. Elles offrent une vision rapide et prospective de l’activité économique, mais peuvent être sujettes à des bruits statistiques ou à des effets de sentiment.
Le PMI France permet donc aux investisseurs, économistes et décideurs de prendre le pouls de l’économie française en temps réel, bien avant la publication des statistiques officielles.
Pourquoi les PMI sont importants pour les investisseurs
La performance boursière des entreprises est étroitement liée à la conjoncture économique. La croissance, la consommation et l’investissement sont autant de facteurs macroéconomiques qui influencent les résultats des sociétés cotées. Il est d’ailleurs rare que les marchés actions progressent durablement en période de récession.
Dans ce contexte, les indices PMI (Purchasing Managers’ Index) se sont imposés comme des indicateurs avancés de référence. Publiés chaque mois, ils permettent de prendre le pouls de l’activité dans les secteurs manufacturier et des services, en France, dans la zone euro ou aux États-Unis. Ces données, élaborées par S&P Global (ou l’ISM aux États-Unis), offrent aux investisseurs un aperçu rapide et synthétique de la dynamique économique en temps réel.
Très suivis par les professionnels des marchés, les PMI figurent parmi les statistiques classées comme « à fort impact » (niveau rouge) sur les calendriers économiques de référence, comme celui de IG. En cas de surprise par rapport au consensus, ils peuvent générer une volatilité marquée sur les marchés actions, obligataires et sur le forex.
Voici par exemple ce que le calendrier des PMI du brooker IG indiquait pour le 22 Mai 2025 :

Les différents types d’indices PMI
Les principaux PMI
Les indices PMI se déclinent en plusieurs catégories, chacune reflétant l’activité d’un secteur spécifique de l’économie. Ils sont publiés à la fois pour les États-Unis, la zone euro, et de nombreux pays individuellement.
- PMI Manufacturier : mesure la performance du secteur industriel, en s’appuyant sur des composantes comme la production, les nouvelles commandes, les délais de livraison, l’emploi et les stocks. C’est l’indice le plus suivi dans les économies industrialisées.
- PMI des Services : reflète l’activité dans le secteur tertiaire (services financiers, santé, éducation, transport, hôtellerie, etc.), qui représente une part majeure du PIB dans les pays développés.
- PMI Composite : combine les résultats du PMI manufacturier et du PMI des services, offrant une synthèse globale de l’activité économique d’un pays ou d’une région.
Autres indices PMI spécialisés
Dans certains pays, des déclinaisons supplémentaires existent pour suivre des secteurs ou dynamiques spécifiques :
- PMI Construction : Particulièrement suivi au Royaume-Uni, en Allemagne ou en Australie, il mesure l’activité dans le bâtiment et les travaux publics, un secteur très cyclique et sensible aux taux d’intérêt.
- PMI de l’Emploi (sous-indice intégré dans les PMI principaux) : Utilisé comme indicateur avancé du marché du travail, il permet d’anticiper les tendances de l’emploi dans l’industrie ou les services.
- PMI des Nouvelles Commandes à l’Exportation : Il évalue la demande étrangère et le dynamisme des exportations. Cet indicateur est clé pour les pays fortement tournés vers l’international comme l’Allemagne, la Corée du Sud ou le Japon.
- PMI des Petites Entreprises : Par exemple, en Chine, le Caixin Small Business PMI cible les PME, généralement plus exposées aux contraintes de financement et aux cycles économiques que les grandes entreprises.
Qui publie les indices PMI ?
Qui publie les indices PMI en France ?
Les indices PMI sont élaborés à partir d’enquêtes mensuelles menées auprès de responsables d’achats (purchasing managers) dans les entreprises. Les principales institutions qui les publient sont :
- S&P Global est le fournisseur des PMI pour la France.
Qui publie les indices PMI hors de France ?
- S&P Global est le principal fournisseur des PMI pour la zone euro, la France, le Royaume-Uni, le Japon, l’Inde, et de nombreux autres pays.
- ISM (Institute for Supply Management) : L’ISM publie ses propres indices PMI manufacturier et services. Ils sont spécifiques aux États-Unis et distincts des PMI S&P.
- Caixin Media et S&P Global : Pour le secteur privé chinois, le PMI est publié en partenariat avec Caixin. Il complète les données officielles publiées par le Bureau national des statistiques (PMI NBS).
Interprétation des Indicateurs PMI
Les indices PMI sont exprimés sous forme d’un chiffre unique compris entre 0 et 100. Dans les faits, en France, les valeurs les plus extrêmes sont rarement touchées et les PMIs oscillent le plus souvent entre 45 et 55.
Le seuil des 50 constitue la ligne de démarcation entre expansion et contraction de l’activité :
- PMI > 50 : signale une expansion de l’activité économique dans le secteur concerné.
- PMI < 50 : indique une contraction.
- Plus l’indice s’éloigne de 50, plus la dynamique (positive ou négative) est forte.
Ci-dessous, un aperçu de l’évolution du PMI composite de la France depuis juin 2020, pour illustrer les phases d’expansion et de ralentissement économique.
Quel lien entre PMI et performance économique ?
Les indices PMI sont des indicateurs avancés qui permettent de capter l’évolution de l’activité économique avant la publication des données officielles (PIB, emploi, production industrielle). Conçus à partir d’enquêtes mensuelles auprès des directeurs d’achats, ils traduisent le ressenti et l’anticipation des entreprises sur la conjoncture immédiate.
Historiquement, le PMI composite est étroitement corrélé au PIB : lorsqu’il passe sous 50 de manière prolongée, cela précède souvent une phase de stagnation ou de récession. À l’inverse, un rebond au-dessus de 50 anticipe fréquemment une reprise économique.
Cette capacité à détecter les retournements de cycle en fait un outil précieux pour les analystes macroéconomiques, les banquiers centraux et les investisseurs. Le PMI réagit souvent plus vite que les autres indicateurs : il intègre des signaux liés aux tensions sur la demande, les carnets de commandes, ou l’évolution des coûts d’achat.
Ainsi, le suivi du PMI permet non seulement de mieux comprendre l’état actuel de l’économie, mais aussi d’anticiper ses trajectoires futures, ce qui en fait un baromètre essentiel pour orienter les choix d’investissement.
Comment les investisseurs utilisent le PMI ?
Les indices PMI sont des instruments d’anticipation très prisés par les investisseurs, car ils réagissent plus rapidement que les statistiques économiques officielles (dites hard data). En reflétant de manière précoce les évolutions de la production, des commandes, de l’emploi ou des délais de livraison, ils offrent un avantage temporel stratégique pour ajuster ses positions sur les marchés.
Orientation sectorielle
Un PMI en hausse est souvent interprété comme un signal de reprise : les investisseurs s’orientent alors vers les secteurs cycliques (industrie, construction, consommation discrétionnaire), plus sensibles à la conjoncture. À l’inverse, une dégradation prolongée du PMI incite à privilégier les valeurs défensives comme la santé, l’alimentation ou les services publics, réputées plus résilientes en phase de ralentissement.
Allocation géographique
Les PMI étant publiés pour de nombreux pays, ils permettent une lecture comparative des dynamiques économiques. Une divergence entre le PMI allemand et le PMI français, par exemple, peut influencer des arbitrages d’allocation entre marchés d’actions ou d’obligations.
Un PMI solide dans une région donnée peut également avoir plusieurs effets favorables :
- Sur la devise locale (effet positif sur le FOREX),
- Sur les actions domestiques (indices nationaux, ETF géographiques),
- Sur la dette souveraine, par exemple si l’amélioration se fait sans pression inflationniste.
Marchés obligataires et politique monétaire
Les banques centrales surveillent attentivement les PMI. Un affaiblissement rapide augmente les probabilités de baisse des taux, soutenant généralement les obligations longues. À l’inverse, une forte accélération de l’activité ravive les craintes d’inflation, pouvant provoquer une hausse des taux.
Dans le cas de la France, il faut cependant intégrer une spécificité : la politique monétaire étant gérée au niveau de la zone euro, un PMI français faible peut être contrebalancé par une dynamique plus forte en Allemagne ou aux Pays-Bas, ce qui limite l’effet direct sur les taux ou l’euro.
Trading à court terme
À très court terme, les publications PMI sont souvent des déclencheurs de volatilité, notamment lorsqu’il y a écart par rapport au consensus. Une surprise positive peut entraîner une réaction immédiate à la hausse des actions ou de la devise concernée, et inversement.
Comme pour tout indicateur macroéconomique majeur (inflation, taux, emploi…), il est crucial pour les traders de :
- Connaître le calendrier de publication,
- Adapter leur gestion du risque (levier, stops, exposition),
- Intégrer le consensus anticipé, car c’est souvent l’écart à ce dernier qui déclenche le mouvement de prix.
📌 À retenir : les PMI ne donnent pas des signaux d’achat ou de vente isolés, mais ils offrent un cadre d’interprétation macro cohérent pour affiner ses décisions d’investissement.
Où suivre les prochaines publications du Pmi France
Plusieurs sources fiables permettent de consulter en temps réel les chiffres. J’en utilise personnellement deux :
- Le site officiel des PMI de S&P Global
- Le calendrier économique de IG
Vous pouvez aussi revenir de façon régulière sur cette page, et vous abonner aux alertes économiques gratuites de EpargneBourse.fr pour l’économie de la Zone Euro pour être alerté à chaque mise à jour.

FAQ : PMI France
Qu’est-ce qu’un bon chiffre PMI ?
Un « bon » chiffre PMI est généralement supérieur à 50, ce qui indique une expansion de l’activité économique dans le secteur concerné (industrie, services ou composite). Plus le chiffre s’éloigne au-dessus de 50, plus la dynamique est forte. À l’inverse, un chiffre inférieur à 50 signale une contraction de l’activité. Les PMI Français sont majoritairement en dessous de 50 depuis Juillet 2023.
Où trouver le dernier indice PMI France ?
Les données sont fournies par Le site officiel des PMI de S&P Global. Vous pouvez trouver leur analyse sur EpargneBourse.fr dans la rubrique dédiée aux données macro.
Quelle différence entre PMI et INSEE ?
Le PMI est un indicateur avancé privé (Soft Data), calculé à partir d’enquêtes mensuelles menées auprès des directeurs d’achat d’entreprises. Il est publié rapidement (souvent dès le début du mois) et capte le ressenti du terrain.
L’INSEE, en revanche, produit des statistiques officielles (Hard Data). Telles que le PIB, l’emploi, la production industrielle, …. Plus complètes mais publiées avec un décalage temporel plus important. Les PMI permettent donc souvent d’anticiper les tendances à venir détectées ensuite dans les données de l’INSEE.
Le PMI France influence-t-il le CAC 40
Oui, le PMI France peut influencer le CAC 40, surtout s’il surprend par rapport aux attentes. Une hausse inattendue du PMI peut entraîner un rebond du marché, en signalant une reprise économique. À l’inverse, un chiffre très faible peut peser sur les marchés et les valeurs cycliques, ou domestiques.
Cependant, l’impact est souvent modéré, car le CAC 40 est un indice composé d’entreprises très internationalisées, dont les performances dépendent aussi largement de l’économie mondiale (notamment de la zone euro, des États-Unis ou de la Chine). L’impact est plus fort quand plusieurs PMI (Français, Allemand, Zone Euro, …) « bougent » dans le même sens
Quand est publié le PMI France ?
Le PMI flash est publié vers le 23 du mois, le final manufacturier le 1er jour ouvré, et les final services et composite le 3e jour ouvré.
A vous de jouer !
Cet article touche à sa fin, et j’espère qu’il vous a apporté des pistes de réflexion intéressantes. Si vous l’avez trouvé utile, n’hésitez pas à le partager en un clic :
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