Modifié le 7 janvier 2024 par epargnebourse.fr
Ce point hebdomadaire a été mis à jour avec les données disponibles après la journée du Vendredi 29 Décembre 2023
Contenu de l’article
Analyse monétaire et crédit
Taux
Courbe des taux
Mise à jour du 29 Décembre :
Les taux longs ont fortement baissé depuis fin Août, les échéances les plus lointaines sont même revenues au niveau de fin 2022.

Le graphique ci-dessous présente un zoom sur les taux en cette fin de semaine (au 28 Décembre). Les taux les plus longs ont fortement baissé sur la semaine.

Taille du Bilan de la BCE
Mise à jour du 15 Décembre :
Je n’ai pas trouvé de données permettant de publier un indice de la liquidité de la BCE. La seule donnée accessible semble être celle de la taille du bilan qui est publiée chaque semaine par la BCE
Le bilan de la BCE au 22/12 ressortait à 6899 milliards € lors de sa dernière publication contre 6987 lors de la précédente.

La BCE a poursuivi la réduction de la taille de son bilan qui est maintenant au niveau de fin 2020.
Ecarts (spread) de taux Allemagne – Italie
Mise à jour du 15 Décembre :
Une des spécificités de la zone Euro est de disposer d’une seule monnaie pour 20 pays. Chacun de ces pays emprunte sur les marchés pour financer un endettement publique plus ou moins élevé.
Un très bon indicateur du niveau de risque de l’économie zone Euro est la différence de cout d’emprunt entre les états réputés les plus surs et ceux réputés les moins surs.
Pour cela, on choisi en général :
- L’état Allemand comme reflétant les dettes sans risque
- L’état Italien comme reflétant les dettes disons plus risquées
Cette mesure du risque de la zone Euro est très fiable, et facile à suivre.
Le graphique ci-contre représente l’écart de taux multiplié par -1 pour faciliter son observation conjointe avec l’indice des 50 valeurs de la Zone (Euro Stoxx 50).

Au 29/12/2023, l’écart des Taux 10 ans entre l’Italie et l’Allemagne reste toujours très loin du pic (creux sur le graph) : 173,8 Points de base contre 165,2 la veille et 163,7 il y a une semaine.
Le spread des taux au 29/12 a subit une soudaine hausse (baisse sur le graphique inversé), il faudra observer l’évolution sur les jours à venir. Si ce phénomène devait se poursuivre, il indiquerais une augmentation de l’inquiétude qui ne serait pas propice aux actions.
Economie zone euro : Crédit
La BCE ne publie ces données que chaque mois. Sa dernière publication date du 28 Novembre :
Le volume total de crédit mesuré chaque mois par la BCE est ressorti à 11995 Milliards, il était à 11991 milliards le mois précédent
La distribution de crédit est donc stable ce qui est logique compte tenu de la situation économique.

Analyse de l’Activité
PMI EU
Mise à jour du 15 Décembre :
J’ai publié le 15 Décembre un article complet sur les derniers PMI de la zone Euro qui se trouve ICI.
Avec un niveau de 47, le PMI composite de la zone Euro de Décembre est reparti en baisse par rapport au mois de Novembre. Il reste très bas. Il indique que l’activité économique continue de se dégrader (car en dessous de 50). La situation de la France est encore pire avec un PMI à 43.7.
Les PMI étant des indicateurs avancés, cette faiblesse durable augure mal des prochaines publications de croissance économique.
Croissance de l’économie zone euro
Mise à jour du 15 Décembre :
- Le PIB de la zone Euro est en baisse de 0.1% au T3
- Après un T2 lui aussi en baisse de 0.1%
La situation de la zone Euro continue de se dégrader à rythme lent.
Quel impact pour les investisseurs : L’économie de la zone Euro reste très mole. Cela augmente la probabilité que la BCE adopte une politique monétaire moins restrictive. C’est toujours la conviction des marchés.
Conclusion sur la situation de l’économie zone Euro
Mise à jour du 29 Décembre :
Commençons par le monétaire. La BCE a repris la baisse de son bilan, la pause précédente n’était donc pas l’indication d’un début de politique monétaire moins restrictive. Cette reprise est logique avec les déclarations des membres de la BCE.
Les toutes dernières données du crédit aux particuliers et aux entreprises montrent une stagnation pour les deux chiffres.
Le PIB du T3 de la zone Euro est ressorti à -0.1%. Le contraste avec les +5.2% des USA est saisissant.
La BCE obtient petit à petit ce qu’elle voulait, l’économie ralentie et la hausse des prix est moins forte. Mais du chemin reste à parcourir pour arriver vers les 2% d’inflation.
Pour ce qui concerne la perception du risque, l’évolution des spread de taux entre Allemagne et Italie montre une hausse de l’inquiétude. Mais cette donnée ne porte que sur un seul jour, il faut donc la considérer avec précaution.
L’économie de la zone Euro reste très molle, sa perte de compétitivité, son manque d’investissement, sa dépendance énergétique, minent ses résultats économiques.
En l’absence de signaux positifs venant de Chine ou de la zone Euro elle même, les marchés d’actions Européen restent toujours soumis aux impulsions données par Wall Street. En l’absence de signe macro-économique positif, je pense qu’il n’y a pas grand chose à espérer à court terme de la dynamique intrinsèque des actions de la zone Euro. La compétitivité de l’économie zone euro reste structurellement faible. Et tant qu’il n’y aura pas signe d’amélioration macro, les indices de la zone Euro devraient se contenter de suivre les signaux de Wall-Street, mais en moins bien : cad en baissant davantage pendant les baisses et en montant moins pendant les hausses. C’est exactement ce qui se produit depuis des mois.
Cela ne veut pas dire que l’investissement en action dans la zone Euro ne peut pas être rentable. Cela veut simplement dire que de façon structurelle (cad tant que l’économie est molle dans la zone Euro) :
- Les actions européennes « copient » les mouvements des actions Européennes par phénomène de mimétisme mais sans justification intrinsèque
- il est plus rentable d’investir en actions aux USA que en zone Euro
- les entreprises Européennes exposées trop exclusivement aux marchés de la zone Euro ont plus de mal à faire croitre leurs volumes de ventes et leur rentabilité
A vous de jouer
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Conclusions précédentes économie zone Euro
Afin d’améliorer le référencement du site, et de diminuer ma charge de travail, je mets à jour le même article chaque semaine plutôt que de créer un nouveau post.
Par soucis de transparence, je conserve ci-après les conclusions des semaines précédentes.
Conclusion du 08 Décembre
Commençons par le monétaire. La BCE a maintenu en pause la réduction de son bilan. Est-ce l’indication d’une politique monétaire moins restrictive ?
Les toutes dernières données du crédit aux particuliers et aux entreprises montrent une stagnation pour les deux chiffres.
Le PIB du T3 de la zone Euro est ressorti à -0.1%. Le contraste avec les +5.2% des USA est saisissant.
La BCE obtient petit à petit ce qu’elle voulait, l’économie ralentie et la hausse des prix est moins forte. Mais du chemin reste à parcourir pour arriver vers les 2% d’inflation.
Pour ce qui concerne la perception du risque, l’évolution des spread de taux entre Allemagne et Italie a été moins favorable que celle du marché des actions. C’est un signe que les marchés obligataires sont plus préoccupés que les marchés d’actions. Il convient d’être vigilant car cela augmente la probabilité d’une consolidation.
En l’absence de signaux positifs venant de Chine ou de la zone Euro elle même, les marchés d’actions Européen restent eux soumis aux impulsions données par Wall Street. En l’absence de signe macro-économique positif, je pense qu’il n’y a pas grand chose à espérer à court terme de la dynamique intrinsèque des actions de la zone Euro. La compétitivité de l’économie zone euro reste structurellement faible. Et tant qu’il n’y aura pas signe d’amélioration macro, les indices de la zone Euro devraient se contenter de suivre les signaux de Wall-Street, mais en moins bien : cad en baissant davantage pendant les baisses et en montant moins pendant les hausses. C’est exactement ce qui se produit depuis des mois.
Conclusion du 01 Décembre
Commençons par le monétaire. La BCE a mis en pause la réduction de son bilan. Est-ce une première indication d’une politique monétaire moins restrictive ? Les toutes dernières données du crédit aux particuliers et aux entreprises montrent une stagnation pour les deux chiffres. La BCE obtient petit à petit ce qu’elle voulait, l’économie ralentie et la hausse des prix est moins forte. Mais du chemin reste à parcourir pour arriver vers les 2%.
Pour ce qui concerne la perception du risque, l’évolution des spread de taux entre Allemagne et Italie a été moins favorable que celle du marché des actions.
En l’absence de signaux positifs venant de Chine ou de la zone Euro elle même, les marchés d’actions Européen restent eux soumis aux impulsions données par Wall Street. En l’absence de signe macro-économique positif, je pense qu’il n’y a pas grand chose à espérer à court terme de la dynamique intrinsèque des actions de la zone Euro. La compétitivité de l’économie zone euro reste structurellement faible. Et tant qu’il n’y aura pas signe d’amélioration macro, les indices de la zone Euro devraient se contenter de suivre les signaux de Wall-Street, mais en moins bien : cad en baissant davantage pendant les baisses et en montant moins pendant les hausses. C’est exactement ce qui se produit depuis des mois.
Conclusion du 24 Novembre
Commençons par le monétaire. La BCE a mis en pause la réduction de son bilan. Est-ce une première indication d’une politique monétaire moins restrictive ? Le crédit aux particuliers et aux entreprises n’a pas encore diminué.
L’évolution des spread de taux entre Allemagne et Italie parallèle à celle du marché des actions montre une perception du risque économique identique du coté de l’obligataire.
Les marchés d’actions Européen restent soumis aux impulsions données par Wall Street. En l’absence de signe macro-économique positif, je pense qu’il n’y a pas grand chose à espérer à court terme de la dynamique intrinsèque des actions de la zone Euro. La compétitivité de l’économie zone euro reste structurellement faible. Et tant qu’il n’y aura pas signe d’amélioration macro, les indices de la zone Euro devraient se contenter de suivre les signaux de Wall-Street, mais en moins bien : cad en baissant davantage pendant les baisses et en montant moins pendant les hausses.
Conclusion du 10 Novembre
Commençons par le monétaire. La BCE continue la réduction de son bilan. Elle le fait beaucoup plus rapidement que la Fed ce qui pèse certainement sur l’activité même si cela est une bonne chose pour la maitrise de l’inflation à moyen terme. Le crédit aux particuliers et aux entreprises n’a pas encore diminué.
L’évolution des spread de taux entre Allemagne n’est pas parallèle à celle du marché des actions ce qui montre une perception du risque économique moins optimiste du coté de l’obligataire. Il ne faudrait pas que cela se poursuive trop longtemps car c’est un facteur de risque pour les actions.
En l’absence de signe macro-économique positif, je pense qu’il n’y a pas grand chose à espérer à court terme de la dynamique intrinsèque des actions de la zone Euro. La compétitivité de l’économie zone euro reste structurellement faible. Et tant qu’il n’y aura pas signe d’amélioration macro, les indices de la zone Euro devraient se contenter de suivre les signaux de Wall-Street, mais en moins bien : cad en baissant davantage pendant les baisses et en montant moins pendant les hausses.
Conclusion du 03 Novembre
Commençons par le monétaire. La BCE continue la réduction de son bilan. Elle le fait beaucoup plus rapidement que la Fed ce qui pèse certainement sur l’activité même si cela est une bonne chose pour la maitrise de l’inflation à moyen terme.
Les Spread de taux entre Allemagne et Italie se sont détendues ce qui est bon signe pour le court terme.
En l’absence de signe macro-économiques positif, je pense qu’il n’y a pas grand chose à espérer à court terme de la dynamique intrinsèque des actions de la zone Euro. La compétitivité de l’économie zone euro reste structurellement faible. Et tant qu’il n’y aura pas signe d’amélioration macro, les indices de la zone Euro devraient se contenter de suivre les signaux wall-street, mais en moins bien : cad en baissant davantage pendant les baisse et montant moins pendant les hausses.