Modifié le 13 janvier 2024 par epargnebourse.fr
Ce point hebdomadaire a été mis à jour avec les données disponibles après la journée du Vendredi 05 Janvier 2024
Chaque semaine, je réalise 4 analyses pour les lecteurs investisseurs et traders :
- celle de l’économie Américaine
- celle de l’économie de la zone Euro
- l’analyse technique du S&P 500
- l’analyse technique du CAC 40
Contenu de l’article
Analyse monétaire et crédit
Taux
Courbe des taux
Mise à jour du 05 Janvier
Après la forte baisse de dernières semaines, les taux longs sont proches des niveaus de fin 2022.

Sur une semaine, les taux cours sont repartis à la hausse.

Taille du Bilan de la BCE
Mise à jour du 05 Janvier
Je n’ai pas trouvé de données permettant de publier un indice de la liquidité de la BCE. La seule donnée accessible semble être celle de la taille du bilan qui est publiée chaque semaine par la BCE
Le bilan de la BCE au 29/12 ressortait à 6935 milliards € lors de sa dernière publication contre 6899 lors de la précédente.

La BCE poursuit lentement la réduction de la taille de son bilan qui est maintenant au niveau de fin 2020.
Ecarts (spread) de taux Allemagne – Italie
Mise à jour du 05 Janvier
Une des spécificités de la zone Euro est de disposer d’une seule monnaie pour 20 pays. Chacun de ces pays emprunte sur les marchés pour financer un endettement publique plus ou moins élevé.
Un très bon indicateur du niveau de risque de l’économie zone Euro est la différence de cout d’emprunt entre les états réputés les plus surs et ceux réputés les moins surs.
Pour cela, on choisi en général :
- L’état Allemand comme reflétant les dettes sans risque
- L’état Italien comme reflétant les dettes disons plus risquées
Cette mesure du risque de la zone Euro est très fiable, et facile à suivre.
Le graphique ci-contre représente l’écart de taux multiplié par -1 pour faciliter son observation conjointe avec l’indice des 50 valeurs de la Zone (Euro Stoxx 50).

Au 05/01/2024, l’écart des Taux 10 ans entre l’Italie et l’Allemagne reste toujours très loin du pic (creux sur le graph), il est à 166,4 points de base contre 166,4 la veille et 165,2 il y a une semaine.
Le spread des taux semble marquer le pas, un peu comme fin juillet 2023. Si ce phénomène devait se poursuivre, il indiquerais une augmentation de l’inquiétude qui ne serait pas propice aux actions.
Economie zone euro : Crédit
La BCE ne publie ces données que chaque mois. Sa dernière publication date du 28 Novembre :
Le volume total de crédit mesuré chaque mois par la BCE est ressorti à 11995 Milliards, il était à 11991 milliards le mois précédent
La distribution de crédit est donc stable ce qui est logique compte tenu de la situation économique.

Analyse de l’Activité
PMI EU
Mise à jour du 05 Janvier
Les derniers PMI de la zone Euro se trouvent ICI.
Avec un niveau de 47.6, le PMI composite de la zone Euro est faible. Il reste encore bas. Il indique que l’activité économique continue de se dégrader (car en dessous de 50).
Les PMI étant des indicateurs avancés, cette faiblesse durable augure mal des prochaines publications de croissance économique.
Quel impact pour les investisseurs : L’économie de la zone Euro reste très mole, la récession est bien là, heureusement, faible pour le moment.
Les PMI étant des indicateurs avancés, cette faiblesse durable augure mal des prochaines publications de croissance économique.
Croissance de l’économie zone euro
Mise à jour du 15 Décembre :
- Le PIB de la zone Euro est en baisse de 0.1% au T3
- Après un T2 lui aussi en baisse de 0.1%
La situation de la zone Euro continue de se dégrader à rythme lent.
Quel impact pour les investisseurs : L’économie de la zone Euro reste très mole. Cela augmente la probabilité que la BCE adopte une politique monétaire moins restrictive. C’est toujours la conviction des marchés.
Conclusion sur la situation de l’économie zone Euro
Mise à jour du 05 Janvier :
- Activité économique et emploi :
- Le PIB du T3 de la zone Euro est ressorti à -0.1%. Le contraste avec les +4.9% des USA est saisissant.
- Les toutes dernières données des PMI sont en dessous de 50, elles ne montrent pas d’amélioration des perspectives d’activité.
- Le PIB au T4 devrait toujours être soit en récession, soit proche de la récession.
- L’économie de la zone Euro reste très molle, sa perte de compétitivité, son manque d’investissement, sa dépendance énergétique, minent ses résultats économiques.
- Je n’ai pas eu le temps d’inclure les graphiques et les données dans ce bulletin mais la production industrielle Allemande pour les secteurs les plus consommateurs d’énergie continue de s’écrouler en raison de la hausse du coût de l’Energie (encore un résultat du coup de génie de la sortie du nucléaire).
- Inflation et prix :
- A 2.4%, l’inflation annuelle se rapproche de la cible de 2%. Mais, l’inflation cœur (inflation hors énergie et alimentation) reste à 3.5%.
- La dernière intervention des membres de la BCE semble continuer de repousser les baisses de taux.
- Certains analystes (dont Patrick Arthus) mettent en avant que les effets de base négatifs rendent très probable un rebond de l’inflation en février/mars.
- Taux et crédit :
- Même s’ils sont remontés un peu cette semaine, les taux des emprunts d’état Français restent en forte baisse par rapport à fin octobre.
- La distribution de crédit ne s’accélère pas mais reste sur des niveaux hauts au sein de la zone Euro.
- Bilan de la BCE :
- La BCE poursuit la réduction de son bilan
- Mais à un rythme ralenti.
- Risque financier :
- La mesure du risque financier au travers de l’écart des taux à 10 ans entre les emprunts d’états Allemands et Italiens ne montre pas de hausse des inquiétudes.
- Les guerres en Ukraine et au Moyen Orient même si elles ont un impact en particulier sur les couts de l’énergie sur la zone Euro ne génèrent pas en ce moment de niveau de stress particulier.
Impact pour les investisseurs :
- A moyen terme : La récession risque de s’intensifier
- L’impact de la hausse des taux d’intérêts, la perte de compétitivité, les couts élevés et structurels de l’énergie n’incitent pas à l’optimisme.
- Le manque d’innovations d’ampleur mondiale dans l’IA, le New Space, les véhicules électriques vont continuer de peser sur une Zone Euro en panne.
- En l’absence de dynamique propre, la zone Euro a besoin de se raccrocher à un moteur extérieur et pour le moment, ni la Chine, ni les USA ne jouent ce rôle. Ces derniers, avec « l’Inflation Reduction Act » contribuent même au désinvestissement industriel en zone Euro.
- En l’absence de signaux positifs venant de la zone Euro elle même, les marchés d’actions Européen restent toujours soumis aux impulsions données par Wall Street. Je pense qu’il n’y a pas grand chose à espérer à court terme de la dynamique intrinsèque des actions de la zone Euro. La compétitivité de l’économie zone euro reste structurellement faible. Et tant qu’il n’y aura pas signe d’amélioration macro, les indices de la zone Euro devraient se contenter de suivre les signaux de Wall-Street, mais en moins bien : cad en baissant davantage pendant les baisses et en montant moins pendant les hausses. C’est exactement ce qui se produit depuis des mois.
- Cela ne veut pas dire que l’investissement en action dans la zone Euro ne peut pas être rentable. Cela veut simplement dire que de façon structurelle (cad tant que l’économie est molle dans la zone Euro) :
- Les actions européennes « copient » les mouvements des actions Européennes par phénomène de mimétisme mais sans justification intrinsèque
- il est plus rentable d’investir en actions aux USA que en zone Euro
- les entreprises Européennes exposées trop exclusivement aux marchés de la zone Euro ont plus de mal à faire croitre leurs volumes de ventes et leur rentabilité
- A court terme : Pas de stress financier
- Le risque de crédit, est toujours présent mais aucun indicateur avancé ne décèle le moindre signe de matérialisation.
- La BCE en réduisant la taille de son bilan se donne des marges de manœuvre pour intervenir le moment venu.
A vous de jouer
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Conclusions précédentes économie zone Euro
Afin d’améliorer le référencement du site, et de diminuer ma charge de travail, je mets à jour le même article chaque semaine plutôt que de créer un nouveau post.
Par soucis de transparence, je conserve ci-après les conclusions des semaines précédentes.
Conclusion du 08 Décembre
Commençons par le monétaire. La BCE a maintenu en pause la réduction de son bilan. Est-ce l’indication d’une politique monétaire moins restrictive ?
Les toutes dernières données du crédit aux particuliers et aux entreprises montrent une stagnation pour les deux chiffres.
Le PIB du T3 de la zone Euro est ressorti à -0.1%. Le contraste avec les +5.2% des USA est saisissant.
La BCE obtient petit à petit ce qu’elle voulait, l’économie ralentie et la hausse des prix est moins forte. Mais du chemin reste à parcourir pour arriver vers les 2% d’inflation.
Pour ce qui concerne la perception du risque, l’évolution des spread de taux entre Allemagne et Italie a été moins favorable que celle du marché des actions. C’est un signe que les marchés obligataires sont plus préoccupés que les marchés d’actions. Il convient d’être vigilant car cela augmente la probabilité d’une consolidation.
En l’absence de signaux positifs venant de Chine ou de la zone Euro elle même, les marchés d’actions Européen restent eux soumis aux impulsions données par Wall Street. En l’absence de signe macro-économique positif, je pense qu’il n’y a pas grand chose à espérer à court terme de la dynamique intrinsèque des actions de la zone Euro. La compétitivité de l’économie zone euro reste structurellement faible. Et tant qu’il n’y aura pas signe d’amélioration macro, les indices de la zone Euro devraient se contenter de suivre les signaux de Wall-Street, mais en moins bien : cad en baissant davantage pendant les baisses et en montant moins pendant les hausses. C’est exactement ce qui se produit depuis des mois.
Conclusion du 01 Décembre
Commençons par le monétaire. La BCE a mis en pause la réduction de son bilan. Est-ce une première indication d’une politique monétaire moins restrictive ? Les toutes dernières données du crédit aux particuliers et aux entreprises montrent une stagnation pour les deux chiffres. La BCE obtient petit à petit ce qu’elle voulait, l’économie ralentie et la hausse des prix est moins forte. Mais du chemin reste à parcourir pour arriver vers les 2%.
Pour ce qui concerne la perception du risque, l’évolution des spread de taux entre Allemagne et Italie a été moins favorable que celle du marché des actions.
En l’absence de signaux positifs venant de Chine ou de la zone Euro elle même, les marchés d’actions Européen restent eux soumis aux impulsions données par Wall Street. En l’absence de signe macro-économique positif, je pense qu’il n’y a pas grand chose à espérer à court terme de la dynamique intrinsèque des actions de la zone Euro. La compétitivité de l’économie zone euro reste structurellement faible. Et tant qu’il n’y aura pas signe d’amélioration macro, les indices de la zone Euro devraient se contenter de suivre les signaux de Wall-Street, mais en moins bien : cad en baissant davantage pendant les baisses et en montant moins pendant les hausses. C’est exactement ce qui se produit depuis des mois.
Conclusion du 24 Novembre
Commençons par le monétaire. La BCE a mis en pause la réduction de son bilan. Est-ce une première indication d’une politique monétaire moins restrictive ? Le crédit aux particuliers et aux entreprises n’a pas encore diminué.
L’évolution des spread de taux entre Allemagne et Italie parallèle à celle du marché des actions montre une perception du risque économique identique du coté de l’obligataire.
Les marchés d’actions Européen restent soumis aux impulsions données par Wall Street. En l’absence de signe macro-économique positif, je pense qu’il n’y a pas grand chose à espérer à court terme de la dynamique intrinsèque des actions de la zone Euro. La compétitivité de l’économie zone euro reste structurellement faible. Et tant qu’il n’y aura pas signe d’amélioration macro, les indices de la zone Euro devraient se contenter de suivre les signaux de Wall-Street, mais en moins bien : cad en baissant davantage pendant les baisses et en montant moins pendant les hausses.
Conclusion du 10 Novembre
Commençons par le monétaire. La BCE continue la réduction de son bilan. Elle le fait beaucoup plus rapidement que la Fed ce qui pèse certainement sur l’activité même si cela est une bonne chose pour la maitrise de l’inflation à moyen terme. Le crédit aux particuliers et aux entreprises n’a pas encore diminué.
L’évolution des spread de taux entre Allemagne n’est pas parallèle à celle du marché des actions ce qui montre une perception du risque économique moins optimiste du coté de l’obligataire. Il ne faudrait pas que cela se poursuive trop longtemps car c’est un facteur de risque pour les actions.
En l’absence de signe macro-économique positif, je pense qu’il n’y a pas grand chose à espérer à court terme de la dynamique intrinsèque des actions de la zone Euro. La compétitivité de l’économie zone euro reste structurellement faible. Et tant qu’il n’y aura pas signe d’amélioration macro, les indices de la zone Euro devraient se contenter de suivre les signaux de Wall-Street, mais en moins bien : cad en baissant davantage pendant les baisses et en montant moins pendant les hausses.
Conclusion du 03 Novembre
Commençons par le monétaire. La BCE continue la réduction de son bilan. Elle le fait beaucoup plus rapidement que la Fed ce qui pèse certainement sur l’activité même si cela est une bonne chose pour la maitrise de l’inflation à moyen terme.
Les Spread de taux entre Allemagne et Italie se sont détendues ce qui est bon signe pour le court terme.
En l’absence de signe macro-économiques positif, je pense qu’il n’y a pas grand chose à espérer à court terme de la dynamique intrinsèque des actions de la zone Euro. La compétitivité de l’économie zone euro reste structurellement faible. Et tant qu’il n’y aura pas signe d’amélioration macro, les indices de la zone Euro devraient se contenter de suivre les signaux wall-street, mais en moins bien : cad en baissant davantage pendant les baisse et montant moins pendant les hausses.